Internet est un outil formidable, mais possède également ses faiblesses.

Lors de ma précédente expérience professionnelle, je gérais la mise en place de liens EDI pour l’envoi de commandes de produits pharmaceutiques entre établissements de santé et laboratoires. À cette époque, je m’étais posé la question de savoir si les échanges informatiques étaient réellement neutres pour l’environnement. L’un des arguments en faveur de la mise en place de ces liens EDI était le côté « écologique, car pas de papier », ce qui était évidemment, un peu simpliste.

Quelques temps avant de démarrer mon activité actuelle, j’ai réalisé des recherches plus approfondies sur le sujet, en voici les résultats ci dessous.

Les impacts environnementaux du Web

On peut penser « un site web, ça ne consomme pas d’énergie, c’est intangible, ce n’est pas du ‘vrai’ « .

FAUX. Chaque page, chaque élément, chaque mot, chaque octet a un impact sur le monde « réel ».

Évidemment, l’idée n’est pas de se dire de ne plus rien faire, ou de créer des sites web en noir et blanc sans aucune fonctionnalité, mais simplement d’avoir conscience de ces impacts et de mettre en place certaines pratiques pour réduire l’emprunte écologique de son site Internet.

Voici donc les différents types d’impacts environnementaux du Web au niveau mondial et sur une période annuelle, d’après GreenIT.

Consommation électrique

La consommation électrique du web (clients, réseaux et serveurs) s’élève à 1 037 TWh soit l’équivalent de 40 centrales nucléaires ou 140 millions de français pendant un an. En France, les TIC représentent à elles seules 13,5% de la consommation énergétique nationale.

Contrairement à l’idée reçue, les serveurs ne représentent pas la majeure partie de la consommation, ce sont les postes clients et principalement durant la phase de fabrication des postes.

Consommation d’eau

Le Web consomme également énormément d’eau, notamment pour le refroidissement des datacenters : 8,7 milliards de m3 d’eau, soit la consommation annuelle de 160 millions de français.

Émissions de gaz à effet de serre

Évidemment, le Web possède également une énorme emprunte en termes d’émissions de gaz à effet de serre. On parle de 608 millions de tonnes de gaz à effet de serre par an, soit l’équivalent de 86 millions de français.

Conclusion

Il est donc urgent de sensibiliser les développeurs web sur ces différents impacts et de mettre en place des bonnes pratiques de conception et développement (mais également en tant qu’utilisateur). Surtout lorsque l’on sait qu’un marché énorme comme celui des objets connectés est en train de se développer pour atteindre 50 milliards de produits d’ici 5 ans.

Pour en savoir plus, je vous recommande de jeter un oeil sur le site de Backbone, un site qui détaille les différents impacts écologiques d’Internet, de la fabrication des terminaux aux data-centers en passant par les câbles sous-marins.

 

Sources:

L’immatérialité du numérique : L’énergie des TIC – EcoInfo

Quelle est l’empreinte environnementale du web ? – GreenIT